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Analyse géographique des écoquartiers

frPublié en ligne le 02 février 2015

Par Xavier Long

Résumé

Un écoquartier est d'abord un sous-ensemble de l'espace urbain : à ce titre il doit être étudié à l'aide d'une analyse transcalaire et selon des perspectives spatiales, c'est à dire tout autant matérielles que sociales. L'Europe du Nord et l'Europe du Sud offrent des différences suffisamment marquées pour que cette dichotomie puisse servir de grille de lecture quant aux manières de procéder à la mise en œuvre des écoquartiers. Néanmoins la participation des acteurs publics et privés (parfois regroupés en association) est, à l'examen, beaucoup plus complexe qu'un simple accord sur des références de construction économes en énergie. Le projet de vie et le label proposé par les constructeurs reposent tout autant sur des références sociétales que techniques et ce, que l'on soit dans des grandes ou petites villes du Nord ou du Sud.

Introduction : pour une lecture transcalaire des écoquartiers

1Dans une lecture géographique, la réflexion sur la mise en œuvre d'un projet d'écoquartier1 correspond tout d'abord à une analyse de la ville à différentes échelles avec, du "bas vers le haut", celle de l'écoquartier lui-même, celle de l'espace urbain proche auquel il est rattaché, celle de l'agglomération dont fait partie la ville. A l'opposé, au sein de l'écoquartier, l'échelle plus fine des éléments du bâti et du non bâti (immeubles, voirie, espaces verts) offre une série de points de compréhension quant au fonctionnement du système projeté, et en préalable, d'éléments de réflexion dans la conduite du projet et sa mise en œuvre. En termes géographiques, au-delà de la notion d'échelle, s'opposent ainsi le lieu et l'aire, deux "espèces d'espaces" aux propriétés différentes. Le lieu, selon Jacques Lévy

espace au sein duquel le concept de distance est peu pertinent

2est d'abord circonscrit par des limites. Son bornage le fait percevoir spontanément comme un tout ; cette propriété est essentielle en urbanisme : un lieu s'institue facilement, il peut être mis en scène pour générer un sentiment d'appartenance, d'identification. A l'inverse, l'aire qui est aussi limitée n'est pas indivise, elle n'est pas un espace isolable facilement. Si le territoire est "une aire délimitée affectée d'une idéologie territoriale", c'est le discours qui est tenu à son propos qui en fait un espace appropriable. On comprend qu'un écoquartier de moins d'une dizaine d'hectares fasse territoire, tandis qu'une aire composite d'une centaine d'hectares même dénommée "quartier" ne puisse générer une identification aussi forte sans efforts spécifiques (organisation de la voirie, lieux publics identifiants, lieux signaux…).

3Lorsque l'on se focalise sur la question énergétique au sein de ce projet urbain, utiliser les échelles pour lire l'espace permet au plan technique de séparer les niveaux de fonctionnement : quels choix sont à effectuer vis-à-vis du chauffage, de la climatisation, de l'isolation, de l'éclairage, du transport, à l'échelon de l'immeuble, du quartier ou de l'ensemble urbain dont il fera bientôt partie. Cette lecture est donc en premier ressort nécessairement multi-scalaire car les choix techniques sont évidemment fonction du niveau de leur application. En second temps, l'interdépendance des niveaux spatiaux rend aussi nécessaire une approche inter-scalaire, laquelle va permettre d'identifier des points d'interconnexion entre les différents niveaux. Ces points permettent de passer d'une technique à une autre, d'une logique à une autre, selon une mécanique d'ensemble permettant au système de fonctionner. A l'inverse, les dysfonctionnements devront être repérés à la fois à chaque niveau du système dans une maille d'analyse fine, mais aussi sur ces points critiques que sont les interfaces reliant les divers niveaux. Si ces interfaces sont repérées avant la mise en œuvre du projet et si des "points durs" sont identifiés à leur niveau, l'orientation technique peut s'en trouver considérablement modifiée (choix de systèmes individuels de production d'eau chaude versus une production collective par exemple).

4La même mécanique scalaire s'applique aussi au terrain sociétal, lequel est intrinsèquement lié à l'espace : la rationalité des choix, la réalité des pratiques qui se mettront en place sont tout à fait différentes à l'échelon d'un immeuble qui "fait lieu", ou d'un quartier qui est d'abord une aire à laquelle l'identification est plus complexe. C'est ainsi que travailler sur l'espace, c'est aborder l'ensemble des acteurs concernés (individus, groupes, institutions,…) dans ces différents échelons car les choix effectués par tel ou tel en matière énergétique sont évidemment liés aux possibilités qui s'offrent, aux contraintes qui s'imposent, lesquelles dépendent des divers niveaux de référence. Le même raisonnement multi-scalaire et inter-scalaire s'applique dans cette analyse des acteurs : les choix d'un individu renvoient (ou ne renvoient pas) à sa propre rationalité mais aussi à toute une série de contraintes et d'incitations "englobantes" issues de niveaux supérieurs qui s'articulent entre elles par l'intermédiaire d'interfaces socio-spatiales déterminantes à la réussite d'un projet d'ensemble. Par définition un écoquartier est un "morceau" de société urbaine avec toutes les dimensions sociétales, institutionnelles et politiques que cela comporte.

5Sur le plan de l'objet étudié : l'écoquartier, la matière soumise à l'analyse est donc profondément de nature hybride : c'est sur le terrain de la matérialité technique tout autant que sur le terrain du projet de société que l'analyse doit être conduite. On le sait, les projets d'écoquartiers sont passés par différentes phases , avec à l'origine la volonté de la part de certains groupes minoritaires de s'organiser autour d'un projet de vie identitaire respectueux des "équilibres naturels", jusqu'à la phase actuelle des projets "institutionnels" en lien avec la nécessité de réduire consommation énergétique et émission de gaz à effet de serre. On ne peut non plus ignorer les dimensions commerciales, les efforts en termes de marketing et de construction d'image sur lesquels reposent la plupart des projets. Donc dans tous les cas de figure, la nature profondément sociétale des réalisations, de leur exploitation, de leur fonctionnement demeure, et une analyse énergétique des écoquartiers ne peut se limiter à la seule sphère technique : cette hybridité est consubstantielle à la nature de l'écoquartier. De fait, elle va obliger le chercheur à s'intéresser autant aux articulations entre les éléments qu'aux éléments eux-mêmes. Les divers champs qui s'appliquent à la ville (le social, le politique, le technique et l'économique) s'imbriquent particulièrement bien dès qu'est posée la question de la durabilité.

6Pour ce qui concerne la définition d'un écoquartier, l’accent est mis dans la plupart des cas sur des caractères éco-durables de type environnemental (énergie, bilan carbone, préservation des ressources, densité), économique (validité du projet, viabilité de son fonctionnement), social (équité, mixité ) et politique (gouvernance partagée depuis la mise en place du projet, jusqu'à son fonctionnement effectif ). Les critères développés dans le cadre de l'association Energy Cities (gouvernance, transport et mobilité, environnement, économie, services, équité, diversité, mixité fonctionnelle, identité, participation citoyenne) renvoient de leur coté à une lecture plus opérationnelle et placent les réalisations sur le terrain du projet urbain. Cependant il semble que d'autres dimensions, et notamment, ce qui peut être appelé des dimensions géographiques, doivent aussi être prises en compte.

7La notion de quartier mérite d'être revisitée ; elle est en soi complexe à définir : l'existence d'un quartier repose sur des éléments morphologiques, des paramètres de localisation, des contenus sociaux, un sentiment d'appartenance. Un quartier est un tout cohérent et identifiable, l'unité de lieu et la présence de limites qui le bornent sont essentielles. Sa taille aussi : pour être un ensemble spatial disposant d'une diversité fonctionnelle et sociale intrinsèque à sa définition, il doit être suffisamment étendu ; mais au-delà d'une certaine superficie dispose-t-il encore des caractéristiques nécessaires à son identification? En cela, de nombreuses réalisations intitulées "quartiers" ne correspondent pas à cette définition : trop petites, dénuées de projet sociétal, elles n'ont pas la capacité endogène de "faire quartier", comme des groupes peuvent "faire société".

8Ainsi, si l'on renvoie la réflexion sur les écoquartiers à la problématique spatiale qui se pose vis-à-vis de tout sous ensemble d'une aire urbaine, il s'agit d'analyser sa place dans son environnement et ce à différentes échelles en lien avec un projet urbain englobant. Ces relations sont de nature physique ou fonctionnelle (liaisons en matière de transport, continuités et implications réelles dans le système urbain). Elles sont aussi économiques, sociétales et politiques (l'aménagement urbain est un projet à visées multiples, dont le développement de l'activité locale est souvent aujourd'hui un objectif premier). Enfin, au delà de l'environnement proche, il faudra aussi se replacer dans un contexte plus large, en l'occurrence celui de l'Europe occidentale pour préciser l'ensemble des mécanismes à l'œuvre ; c'est par cette dimension que nous aborderons la question.

1. L'écoquartier une spécificité nord-européenne ?

9Villes du Nord / villes du Sud : deux Europe ? Les auteurs du rapport "Etude transversale de la concertation dans des écoquartiers européens" insistent sur l'opposition entre le Nord et le Sud de l'Europe : au Nord, existerait un "contexte favorable à l'émergence de projets innovants", au Sud beaucoup moins. Selon ce texte, c'est en Europe du Nord que se serait développée le plus précocement la prise de conscience de la question environnementale dans les projets à mettre en œuvre, et en particulier, dans le domaine de l'urbanisme. Parmi les divers facteurs, il y aurait une conception plus attentive à la nature dans le monde anglo-saxon que dans le monde latin ; cette attention contribuerait à la construction d'une culture environnementale partagée, propice à la mise en œuvre de politiques locales de développement durable. En second point, il y aurait eu aussi un développement plus précoce d'une culture d'innovation technique dans le domaine de la construction, mais aussi de l'énergie, (dès les années 80) grâce à des mesures règlementaires et fiscales. Enfin en troisième lieu, toujours dans ce texte, il existerait dans le Nord de l'Europe une culture du management de projet beaucoup plus favorable qu'au Sud (ou du moins qu'en France, qui est le cas étudié). Au Nord, la flexibilité, le dialogue, l'animation seraient de règle, tandis qu'au Sud la réglementation, les normes étatiques, la contrainte seraient beaucoup plus prégnantes.

10Tout tourne autour de l'opposition de deux façons de faire, peut-être aussi autour de deux façons d'être en société, en lien avec des jeux d'acteurs distincts (services de l'Etat en France, services publics décentralisés en Allemagne par exemple) mais aussi d'initiatives privées (parfois "citoyenne", parfois issue du monde économique) qui s'articuleraient différemment. Tandis que la société civile française serait beaucoup moins à l'origine de propositions innovantes, la société civile allemande, anglo-saxonne ou scandinave serait force de création et d'action citadines. Dans de nombreuses publications on retrouve cette même idée : le cheminement vers l'écoquartier serait plus long et plus difficile au "Sud" qu'au "Nord", car un élément-clé de la réussite repose sur la participation qui serait l'apanage de l'Europe du Nord…

11Dans la réalité, il faudrait être beaucoup plus prudent et beaucoup plus nuancé. Il serait souhaitable d'aller plus loin et de faire ressortir, par exemple, que dans telle ville (située au Nord ou au Sud), les attendus ne sont pas forcément les mêmes que dans telle autre. On peut ainsi à la fois se référer à l'idée d'écoquartier comme un "label", un modèle, une représentation commune, et vouloir "faire ville autrement" en s'inscrivant dans un projet urbain spécifique à la ville où il est réalisé.

12Sur le fond, dans les pays développés, les projets d'écoquartiers s'inscrivent dans un assez similaire contexte de réflexions, de débats, d'interventions sur l'espace urbain : la baisse de la croissance démographique génère une volonté de proposer d'autres modèles de développement et la prise de conscience d'une réalité économique cyclique amène la remise en question de modèles uniques d'évolution. Dans ce cadre commun, il faudra néanmoins nuancer les contextes institutionnels, politiques…

13En même temps, il peut être nécessaire de recaler cet engouement dans le temps long : il a déjà existé des projets radicalement différents du modèle ambiant dans d'autres moments de l'histoire urbaine. Une utopie de plus ? Il y aurait peut-être un parallèle à faire avec l'urbanisme hygiéniste au 19è, ou l'urbanisme fonctionnaliste dans les années 50-60 dont les principes et les attendus étaient très "respectables", mais dont les mises en œuvre pratiques ont été plus critiquables. L'urbanisme hygiéniste a surtout profité aux plus aisés (haussmannisation) et le fonctionnalisme a contribué à la mise en place d'habitats parfois médiocres et de ghettos sociaux. Cependant, tout le discours qui précède renvoie à l'exemple français, dont une bonne part des réalisations dans le domaine de l'urbain est liée à des politiques de niveau national très spécifiques.

14Aujourd'hui comme hier, le contexte local est donc à relire à l'aune des contextes nationaux ; cependant le jeu des échelles ré-interpelle le local, dans une mécanique mondialisée de diffusion des modèles, et rend les niveaux inférieurs beaucoup plus perméables aux modèles supranationaux qu'auparavant. Ce constat est encore plus marqué en Europe, et ce d'abord en lien avec les mécanismes règlementaires qui sont de plus en plus partagés et définis à un échelon supranational. En second point, les initiatives venues du "bas", en particulier des élus locaux des grandes villes qui constituent des réseaux d'échanges de pratiques et qui lancent des initiatives pour obtenir financements, évolution de la règlementation et mise en œuvre de politiques incitatrices, transforment la structure du système d'acteurs vers un modèle de plus en plus résiliaire.

2. L'écoquartier dans la ville ?

15D'emblée, une série de questions se posent :

16• Où se situe l'écoquartier dans l’agglomération concernée : au centre, en périphérie ? Dans quels types de sites : friche, zone de réhabilitation, neuf ?

17• En matière d'impact du projet : est-il une intervention phare sur l'espace urbain ou demeure-t-il anecdotique ? Peut-on attendre des effets de diffusions à partir de l'expérimentation que constitue la plupart du temps un écoquartier ? Sur quels plans : objectifs, méthodes, principes, règlementations "éco durables" ? Par le biais de qui : Mairie, Communauté d'agglomération, associations ?

18• En matière d'intentionnalité principale du projet : la durabilité est-elle au cœur du projet ou accompagne-t-elle, par exemple, un projet de requalification fonctionnelle? Dans ce cas, qu'est-ce que cela implique ? Qu'est-ce que cela modifie réellement dans la structure d'ensemble de la ville, dans la réalité de la vie des ses habitants ? Quelles sont les limites du déclaratif ?

19Les réflexions d'Alain Sallez (Observatoire de la ville) dans "Vous avez dit quartiers durables" sont très éclairantes :

les recherches et les débats menés par l'Observatoire de la ville montrent qu'une politique des quartiers durables ne peut réellement porter ses fruits qu'à certaines conditions touchant l'urbanisme, l'industrie du bâtiment, la mobilité et l'organisation sociale des quartiers.

20Inscrire un projet urbain dans une vision globale, c'est relier l'échelon du quartier à celui de l'aire urbaine, parce qu'un quartier s'inscrit dans des ensembles plus larges et que les articulations des différents niveaux spatiaux doivent être prises en compte dans toutes les opérations d'urbanisme. Les articulations concernent techniquement la question du transport, mais plus profondément la recomposition des rapports entre les différentes aires qui composent la ville (héritières de processus spontanés ou de politiques urbaines de type zoning). Il s'agit des liens entre centres et périphéries mais aussi entre les divers sous-ensembles du centre, il s'agit des liens entre les lieux où se trouvent les activités, le travail et les lieux d'habitat. A coté de la question des réseaux de transport, et donc de celle de l'organisation du maillage sur le double terrain de la connexité et de la connectivité existe la question de la continuité de l'espace urbain : la problématique n'est donc pas la même quand le quartier nouveau est au centre ou en périphérie. Au centre, il faut se réinscrire dans une logique réelle de mixité fonctionnelle, de densification, de non-rupture avec l'existant (d'où une attention majeure à la forme du bâti et à son ouverture sur le tissu environnant). En périphérie, du fait de la morphologie du tissu urbain préexistant (déconnexion du réseau viaire et du bâti, distances plus importantes, taille des bâtiments plus hétérogène) qui dit durabilité dit rupture avec le modèle ancien d'urban sprawl et donc construction d'une "nouvelle centralité" pour refaire ville : les éléments à développer sont donc différents.

21Les écoquartiers sont souvent des opérations prototypes, des réalisations emblématiques significatives d'une volonté politique ; à ce titre, ils peuvent être le moyen de recomposer l'ensemble du tissu urbain s'ils sont intégrés dans une lecture globale à l'échelon de l'agglomération.

22Alain Sallez écrit :

dynamiser des espaces périurbains insuffisamment structurés,…, relancer d'anciennes zones dynamiques comme les villes nouvelles des années 70". Il pose une autre question essentielle, l'impact réel sur un projet de durabilité globale, de ces réalisations neuves : "le renouvellement urbain ne représente que 1 à 1,5 % du parc existant. Or l'enjeu environnemental porte sur l'ensemble des bâtiments qui absorbent aujourd'hui 46 % de la consommation énergétique de la France et produisent 25 % des gaz à effet de serre.

23Agir pour la réduction de ces deux paramètres, c'est bien sûr agir sur le bâti existant.

24Cette question de l'échelle d'intervention est essentielle : les opérations phares sont intéressantes par leur coté promotionnel, mais c'est une action bien plus large qui aura un véritable impact. En parallèle de l'enjeu lié aux économies d'énergie, il existe aussi un enjeu "contextuel", à savoir la question du transport et de la mixité fonctionnelle. Et sur ce plan, les recettes sont tout autant sur le terrain de l'organisation, que sur celui de la construction (isolation, techniques de chauffage, réseaux, isolation, etc.). En effet si l'on considère que le transport est un élément-clé, réduire les déplacements motorisés en facilitant le rapprochement domicile-travail pourrait offrir une réponse supplémentaire. Notons que cette problématique renvoie à celle du niveau d'intervention (à propos du système de voirie, Alain Sallez évoque une réflexion à mener autour de quartiers regroupant de 2000 à 20000 habitants). Il développe un peu plus la réflexion lorsqu'il aborde la nature des emplois :

il est certes difficile d'offrir au niveau du quartier d'une grande ville des opportunités de travail pour les adultes d'un même ménage ; au moins doit-on y favoriser la localisation des emplois résidentiels et… les emplois "basiques" de bureau et d'industrie.

25Ce point de vue est assez optimiste compte tenu de la réalité actuelle de la distribution des activités dans la ville ; un autre domaine d'action concerne les déplacements secondaires, que l'auteur évoque en partie lorsqu'il met l'accent sur les autres déplacements : pour les achats, la culture, le loisir, les besoins administratifs… Le rééquilibrage à l'échelon de l'agglomération des localisations des commerces (grandes surfaces périphériques versus moyennes et petites surfaces centrales) est d'ailleurs un mécanisme à l'œuvre dans les grandes villes européennes. Nous pouvons aussi noter que les difficultés croissantes des malls aux USA témoignent de la non-permanence d'un modèle qui peut donc être remplacé par un autre, avec par exemple une offre de services de proximité au cœur des quartiers.

26Dans le même numéro de la revue, Dominique Bidou (Président du Centre d'information et de documentation sur le bruit) revient sur le fait que la réalisation d'un écoquartier doit s'inscrire dans une réflexion sur la ville dans son entièreté. Il écrit :

Vous le savez bien, il ne suffit pas de juxtaposer des maisons pour faire une ville, tout comme un ensemble de constructions HQE ne fait pas un quartier à haute qualité environnementale. Il ne suffit pas non plus de créer un éco quartier pour rendre une ville écologique.

3. L'écoquartier entre ambitions énergétique et participative

27La réalisation d'un écoquartier génère des nœuds socio-énergétiques car elle repose sur une multiplicité des acteurs ; car elle fait intervenir des mécanismes transcalaires et construit des structures résiliaires ; enfin, car elle implique aussi une polarisation des interventions et des intervenants et permet une diffusion de modèles. Si ces nœuds socio-énergétiques peuvent-être présumés en théorie et leur structure pensée de façon générique, leur réalité diffère fortement d'un écoquartier à un autre.

28Les écoquartiers sélectionnés reflètent des situations très diverses sur les plans de leur taille (superficie et peuplement), de leur localisation au sein de l'espace urbain, des choix architecturaux et urbanistiques qui en conditionnent la densité, mais aussi des sites qu'ils occupent (espaces vierges ou zones bâties) et plus profondément des orientations en matière d'aménagement d'ensemble qu'ils résument.

29Une première typologie oppose les quartiers de petite taille (Bedzed 1,7 ha, Saint Jean des Jardins 5 ha, Zac de Bonne 8,5 ha) aux quartiers de grande (Vauban 38 ha, Kronsberg 70 ha), voire de très grande taille (Lyon-Confluence 150 ha, Hammarby Sjöstad 200 ha, Poblenou 200 ha). Etant donné ce qui a été évoqué plus haut, la capacité à faire adopter des pratiques communes via des représentations communes est évidemment plus fragile dans le second cas que dans le premier. Cette question de la superficie se double de celle du nombre des habitants ; s'agissant de quartiers en devenir pour la plupart d'entre eux, celle-ci n'est pas stabilisée en ce début des années 2010 (sauf pour les très petites réalisations atteignant dès le départ leur peuplement quasi optimal). La population projetée est à mettre en rapport avec celle de l'unité urbaine à laquelle ils sont rattachés. La plus petite réalisation, Bedzed dispose d'une population de 250 personnes, chiffre infime par rapport à Sutton, 180 000 Hab., commune de la banlieue Sud de Londres où le quartier a été réalisé. Dans ce cas, le caractère emblématique et expérimental du projet génère une notoriété bien supérieure aux effets réels de celui-ci en matière de transformation du bilan carbone londonien… Dans un ordre quasiment identique au précédent, nous trouvons ensuite Saint Jean des Jardins (450 Hab. / 45 000 Hab. à Chalon sur Saône), la Zac de Bonne (2 500 Hab. / 160 000 Hab. à Grenoble), Vauban (5 000 Hab. /22 000 Hab. à Fribourg), Kronsberg (15 000 Hab. / 520 000 Hab. à Hanovre), Royal Seaport (10 000 Hab. / 1 300 000 Hab. à Stockholm), Lyon-Confluence (20 000 Hab. / 480 000 Hab. à Lyon), Poblenou (35 000 Hab. / 160 0000 Hab. à Barcelone), Hammarby Sjöstad (35 000 Hab. / 1 300 000 Hab. à Stockholm). Ces chiffres renvoient à des projections et sont parfois difficiles à valider précisément ; dans le cas de Poblenou, par exemple, l'objectif était de réaliser 4 000 logements sociaux nouveaux et de réhabiliter 4600 logements anciens, d'où une fourchette de 32 000 à 40 000 habitants. Cette projection a fait l'objet d'enjeux politiques sérieux, car l'essentiel du projet était tourné vers des objectifs de requalification fonctionnelle, laquelle a souvent pour effet de faire diminuer l'offre de logements au profit de l'offre de surfaces destinées à l'activité économique.

30Sur le plan du nombre de logements prévus dans les projets examinés, la variabilité est beaucoup plus grande ; elle renvoie à l'orientation fondamentale du projet : requalification d'un quartier dans le but de transformer le tissu urbain et les fonctions qui s'y trouvent ; volonté de créer des pôles d'activités ou à l'inverse simple opération de "modernisation" du bâti dans le cadre d'un contexte propice à la mise en œuvre de politique d'urbanisme durable.

31Comme cela a déjà été évoqué, la production des écoquartiers repose pour la plupart d'entre eux, sur le double objectif du développement durable et de la fabrique urbaine. Même si toute construction en ville renvoie à une action en matière d'urbanisme, les projets de petite taille (quelques hectares) n'ont pas le caractère déterminant sur le devenir de l'espace urbain concerné que peuvent avoir les opérations majeures, qui sont justement lancées dans ce but. Les opérations d'une dizaine d'hectares ou plus, s'inscrivent le plus souvent dans une démarche de rénovation urbaine, avec suppression du bâti existant (même si des îlots anciens, des bâtiments emblématiques sont parfois conservés en leur sein) et dans des efforts de requalification fonctionnelle, surtout si elles sont situées dans les quartiers centraux. De façon générale, dans le cadre des démarches d'urbanisme liées aux principes de la ville durable, les principes d'organisation et les choix de réalisation reposent sur deux piliers essentiels, la densité et la mixité fonctionnelle. Sur le terrain de la densité, les écoquartiers étudiés se situent dans une fourchette de 130 Hab./ha à 180 Hab./ha comme l'illustrent Vauban (132 Hab./ha), Lyon-Confluence (133 Hab./ha), Bedzed (147 Hab./ha), Hammarby-Sjöstad (175Hab./ha) ; Saint Jean des Jardins (90 Hab./ha) et la Zac de Bonne (294 Hab./ha) faisant figure d'exceptions. Au-delà sont déclinés les modes classiques d'intervention : architecture bioclimatique, choix d'implantation des bâtiments favorisant l'exposition au soleil au Nord ou à l'inverse les effets d'abri au Sud, mise en place de réseaux performants en matière de distribution énergétique, création de réseau de chauffage ou de refroidissement, séparation des réseaux viaires en fonction des modes de déplacement (individuel, collectif, motorisé ou non).

32A partir de ce modèle général les choix diffèrent selon la situation géographique de la ville concernée, son passé, sa taille, les lieux transformés au sein de celle-ci et en particulier la nature socio-économique, l'état des quartiers remodelés. Les opérations de requalification dans le cadre des principes de l'urbanisme durable doivent à la fois se lire de façon générique et en fonction d'une situation spécifique : remobiliser les friches urbaines n'a pas le même sens s'il s'agit de petits espaces inhabités (anciennes usines, anciennes casernes comme la ZAC de Bonne à Grenoble), ou au contraire des quartiers vastes où de grands établissements industriels aujourd'hui en semi ruine cohabitent avec des logements ouvriers anciens, encore occupés. Pour tenter de mieux illustrer les différences dans le fonctionnement des nœuds sociaux énergétiques, il serait intéressant de comparer les situations respectives des écoquartiers de Kronsberg (Hanovre), d'Hammarby Sjöstad (Stockholm) et de Poblenou (Barcelone).

33Le quartier de Kronsberg a été édifié sur une zone de réserve foncière dont l'essentiel des terrains appartenait à la ville de Hanovre : l'action municipale est donc au cœur de la gouvernance d'ensemble. Ici le projet est axé sur la réalisation de logements (à la chute du Mur de Berlin, la ville de Hanovre a été confrontée à une demande très forte correspondant à l'arrivée de nombreux habitants de l'Est). Dans ce cadre, l'intervention de l'Etat central et du land de Basse-Saxe ont été nécessaires, car la situation des diverses agglomérations a reçu un accompagnement d'ensemble de la part des échelons supérieurs. On trouve dans le projet de Kronsberg de nombreux éléments de réalisation similaires aux deux autres études de cas que nous allons évoquer : la volonté de créer un tissu urbain dense, de réaliser des transports en commun performants, de faire diminuer la consommation énergétique liée au chauffage par la réalisation de réseaux de distribution, à partir de centrales de cogénération ... Par contre, si le financement du projet a reçu un appui du gouvernement fédéral et du land de Basse-Saxe, la norme qui s'est mise en place a été fortement le fait du niveau local. Les échanges entre les services municipaux de la construction et les services sociaux municipaux ont eu pour but d'adapter un projet tourné essentiellement vers le logement, à la réalité composite de la demande (taille des familles, origine culturelle…). En outre, la prise en compte de la situation bien spécifique de la Réunification a conduit à penser le projet comme devant faciliter l'intégration des néo-arrivants, comme en témoigne la mise en place de nombreux locaux pensés dans ce but. Sur le terrain énergétique, l'accent a été mis sur les économies de chauffage et la réduction des émissions de CO2 en développant une "norme Kronsberg" dans le but de réduire celles-ci de l'ordre de 60% par rapport aux résultats préconisés par la règlementation allemande de 1995 sur l'isolation des bâtiments. Les "maisons à basse énergie", issues de cette norme très rigoureuse, leur raccordement obligatoire au réseau, la production d'énergie électrique d'origine solaire et éolienne ont permis d'atteindre les objectifs fixés, auxquels s'est ajoutée, lors de la réalisation des bâtiments, une conduite des travaux limitant au maximum les distances de transport des déblais et des matériaux. A coté de la mise en œuvre de cette norme locale, le projet a été accompagné par deux organismes, la KUKA et un Comité Consultatif qui ont fortement contribué à sa réussite. La KUKA, une société anonyme à capitaux publics (51%) et privés (49%) a endossé le double rôle de la promotion du projet et de la diffusion des savoir-faire nécessaires à sa réalisation, par un programme de qualification en matière de construction durable. Le Comité Consultatif, composé d'enseignants, de chercheurs, de représentants des associations de protection de l'environnement a contribué à certaines orientations et a facilité l'acculturation locale à ces objectifs d'ensemble.

34Dans le cas de Poblenou (22@Barcelona), le cœur du projet est la requalification d'un quartier central urbain, comme pour Hammarby Sjöstad, avec la production de bâti destiné au logement mais surtout aux activités. La zone concernée est aussi située au cœur de l'agglomération dans un ancien quartier industriel et portuaire. Néanmoins une lecture spatiale élémentaire nous révèle des nuances qui expliquent peut-être certaines divergences dans la réception locale des réalisations. A Stockholm le site très spécifique de la ville (un archipel de 14 îles, reliées par une cinquantaine de ponts) fait de l'eau un élément de liaison mais aussi de morcellement. Hammarby est "au centre" de l'espace urbain, surtout si on l'observe à un échelon métropolitain ; mais à la différence de Poblenou, les discontinuités spatiales avec les autres quartiers et la moindre prégnance de l'habitat ancien ont certainement limité l'ampleur des résistances à un projet de rénovation tout aussi important dans sa superficie (200 ha) et ses transformations fonctionnelles.

35Le contexte national a pu jouer aussi de façon non négligeable : en Espagne, les "Associations de voisins" nées sous la période franquiste ont longtemps exercé un pouvoir de résistance face à des projets immobiliers et ont constitué un tissu d'acteurs locaux aux interventions d'autant plus emblématiques, que l'absence de partis politiques limitait les possibilités d'expression. Ces "Asociaciones de vecinos" sont sur un autre mode d'intervention en matière d'urbanisme que ce que l'on peut trouver dans les pays où s'exprime "la démocratie participative", car ces associations fondent une partie de leur action sur des mécanismes relationnels de proximité immédiate. Avec le temps, leur rôle a évolué : dans les années 80, la remise en place des partis politiques et la reconstruction institutionnelle ont fait une large part à la "décentralisation" dans un état marqué par des siècles de pouvoir central fort. Les différents niveaux d'organisation infra et supra métropolitains se sont alors réarticulés entre eux (le "niveau local" se découplant entre des échelons de proximité immédiate et les échelons immédiatement supérieurs). On peut donc estimer que la constitution d'un écoquartier ne repose pas sur les mêmes processus dans tous les pays européens.

36En effet, il semble que si de façon générale, comme le soulignent Christian Lefèvre et Anne-Marie Roméra :

la production des stratégies, la recherche de financements et la légitimation des actions entreprises reposent sur des outils de mise en relation des différents acteurs,

37ce ne soit pas toujours aux mêmes échelons que s'articule cette mise en relation. Dans le cas de Poblenou, la mobilisation des acteurs au plan économique s'est effectuée, selon ces auteurs, à l'échelon métropolitain car c'est à ce niveau que la planification stratégique est développée. L'objectif de requalification fonctionnelle dans le cadre de la réalisation de cet écoquartier est lu à cet échelon comme un projet phare de développement économique métropolitain : une partie de sa légitimité est donc liée à ce niveau. Au sein du quartier, où des résistances se sont fait jour, la société 22@Barcelona SA qui a un rôle d'aménageur et de promoteur a relayé ce projet métropolitain et municipal de façon à la fois classique et innovante. En lien avec les pouvoirs publics municipaux, la société vérifie la bonne exécution des projets mis en place, surveille la réalisation effective dans un rôle classique d'exercice du pouvoir public de décision et de contrôle. En parallèle, comme "animateur de territoire" elle joue un rôle de médiation entre les différents acteurs sur les différents champs de son domaine d'intervention. Les objectifs de réduction de la consommation énergétique ont évidemment joué dans le sens d'une valorisation du projet dans son ensemble, d'autant qu'ils se sont matérialisés par la réalisation d'un réseau (de distribution de chaleur et de froid), qui en tant que tel a permis de diminuer réellement les dépenses de chacun.

38Dans le cas d'Hammarby Sjöstad, le projet lancé en 1990 a pris de l'ampleur avec un doublement des objectifs quantitatifs en matière de peuplement (de 15 000 à 30 000 personnes) : la politique de retour au centre de l'habitat et de mixité des usages a conduit, ici aussi, au choix de la densification. Compte tenu des prix des loyers et des appartements, les effets sociaux de gentrification semblent similaires à ce que l'on peut observer dans la plupart des métropoles, surtout s'il s'agit de capitales. On retrouve dans la plupart des textes la même allusion à la synergie des acteurs en présence. Cependant, l'originalité de ce quartier de la capitale suédoise est dans le rôle majeur joué par la ville de Stockholm dotée d'une grande autonomie financière (programme LIP de 700 M d'€ pour les subventions destinées à l'environnement). Depuis 1999, le code de l'environnement s'impose à toutes les autres règlementations et intègre des exigences environnementales à tout document de planification : la norme est donc règlementaire et dépasse le cadre du quartier, même si son rôle de prototype a été important.

Conclusion

39Ces études de cas nous font donc nuancer les propos sur l'opposition entre pays du Nord et pays du Sud évoqués en début de notre analyse : les effets des héritages historiques spécifiques et des réalités de terrain sont des facteurs fondamentaux de la manière dont un projet est reçu et plus largement peut-être, de sa réussite. Rien d'étonnant en soit : c'est en lien avec la nature même de l'écoquartier dont les dimensions spatiales s'inscrivent dans celles d'un autre objet spatial, la ville. Deux objets dont les propriétés, les mécanismes peuvent s'analyser grâce au jeu des échelles, sur les terrains physique ou fonctionnel, économique, sociétal et politique.

40Au-delà, cela nous conduit à questionner la définition de la ville durable : certains projets mettent en avant les dimensions environnementale, éco-systémique, d'autres les dimensions citadines, les questions de mixité fonctionnelle, sociale, voire culturelle. Dans tous les cas il s'agit de projets urbains aux dimensions multiples et intégratrices, c'est en ce sens que la démarche instaurée dans la métropole catalane, dont il a été fait allusion en dernière partie, est génératrice d'intentionnalité innovante : avec l'équation de la durabilité les diverses dimensions citadines sont prises en compte.

41Si le sens de cette analyse est de rapporter la consommation de ressources naturelles nécessaires au fonctionnement urbain, avec au premier chef celle de l'énergie, au degré de complexité de ce fonctionnement : de réduire la première tout en augmentant le second. Ce degré de complexité est une dimension qui nous semble fondamentale, car il tient compte de la réalité socio spatiale du système urbain et des multiples niveaux d'organisation de celle-ci, qui vont du quartier à l'ensemble de l'espace urbain englobant, et de celui-ci à l'ensemble du réseau des villes dans lequel il s'inscrit.

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Notes

1 Cet article mobilise des résultats du projet de recherche « Ecoquartier NEXUS Energie », cofinancé par l’ADEME et mené par le laboratoire PACTE UMR5194 (coordonnateur Gilles Debizet), la Structure Fédérative de Recherche INNOVACS, EDDEN, l’INES (CEA) et Grenoble Ecole de Management. http://www.nexus-energy.fr/

Pour citer cet article

Xavier Long (2015). "Analyse géographique des écoquartiers". - La revue | Numéro 2 : "Energies en (éco)quartier".

[En ligne] Publié en ligne le 02 février 2015.

URL : http://innovacs-innovatio.upmf-grenoble.fr/index.php?id=115

Consulté le 25/07/2017.

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Dernière mise à jour : 23 février 2017

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